Toutes les aides publiques pour le secteur de la santé et du médico-social

Quelles aides publiques pour le secteur santé et médico-social ?

En 2026, une structure de santé ou du médico-social (cabinet médical ou maison de santé, cabinet dentaire, cabinet de kinésithérapie, EHPAD, clinique, service d'aide et de soins à domicile) peut mobiliser cinq grandes familles d'aides publiques. Les aides à la prévention des risques professionnels financent les équipements et les formations qui protègent les soignants des troubles musculosquelettiques liés à la manutention des patients, des risques chimiques et biologiques et des risques psychosociaux. Les aides à la transition écologique et à la rénovation énergétique soutiennent la rénovation des bâtiments, la chaleur renouvelable et les véhicules propres. Les aides à l'investissement, à l'équipement et au numérique en santé financent le matériel médical, la mise aux normes, la télémédecine et la trésorerie. Les aides à la création, à la reprise et à l'installation accompagnent l'installation à son compte, en particulier en zone sous-dotée. Les aides à l'emploi, à la formation et au recrutement allègent le coût de l'embauche et de la montée en compétences. Selon le dispositif, ces aides prennent la forme d'une subvention, d'un prêt, d'un crédit-bail, d'un allègement de charges ou d'un avantage fiscal, et couvrent généralement 20 % à 40 % du projet d'investissement, sous réserve de l'assiette et des conditions du dispositif.

Les dispositifs, montants et taux cités ne sont que des exemples et des ordres de grandeur. Seule une étude d'éligibilité complète permet d'identifier les aides réellement mobilisables pour votre structure.

Taux, plafonds et conditions vérifiés en source officielle le 2 août 2026 · 30 sources

Carnet de bord Sommaire

Cette page s'adresse aux structures de soin et d'accompagnement : cabinet médical et maison de santé, cabinet dentaire, cabinet de kinésithérapie, EHPAD, clinique et établissement de soins, service d'aide et de soins à domicile. Elle ne traite pas des aides destinées aux patients et aux particuliers, ni des dispositifs propres aux pharmacies d'officine, aux infirmiers et infirmières libéraux et aux sages-femmes libérales. Elle passe en revue, famille d'aides par famille d'aides, les dispositifs mobilisables et les dépenses qu'ils financent, puis renvoie vers la page dédiée à chacun des métiers du secteur.

Pourquoi les aides publiques sont un levier décisif dans la santé et le médico-social

Le secteur de la santé et du médico-social emploie plusieurs millions de personnes en France et concentre certains des métiers les plus exposés physiquement et psychologiquement. La manutention et le transfert des patients placent l'aide à domicile, l'EHPAD et la rééducation parmi les activités où les troubles musculosquelettiques et les accidents du travail sont les plus fréquents, très au-dessus de la moyenne nationale. À cela s'ajoutent l'exposition aux agents chimiques et biologiques (désinfection, stérilisation, laboratoire), la charge mentale et les risques psychosociaux des soignants, le vieillissement des bâtiments et des équipements, et une tension durable sur le recrutement.

C'est précisément pour cela que l'Assurance Maladie, les Agences régionales de santé, les Régions, l'ADEME, Bpifrance et les réseaux d'accompagnement proposent une multitude de dispositifs de soutien, de l'installation en zone sous-dotée à la rénovation d'un établissement. Cette abondance est une chance, mais elle nourrit un paradoxe bien connu : la majorité des aides mobilisables ne sont jamais demandées. Le vrai obstacle est rarement l'éligibilité. Un EHPAD qui installe des rails de transfert, un cabinet dentaire qui ventile sa salle de stérilisation, une maison de santé qui rénove ses locaux, un service à domicile qui renouvelle sa flotte, un praticien qui s'installe en zone rurale : tous ont, dans leur projet, une dépense qui déclenche une aide. Mais les dispositifs sont dispersés, leurs budgets annuels partent souvent à l'ordre d'arrivée des demandes, et les critères réels d'attribution ne se lisent pas toujours dans les textes.

Chaque structure reste un cas particulier. Les dispositifs présentés dans cette page sont des exemples représentatifs, mais leur accès dépend de votre métier, de votre statut (libéral, société, association, établissement), de votre effectif, de votre code NAF, de votre localisation et de la programmation en cours. Seule une étude d'éligibilité complète permet d'établir la liste réellement mobilisable pour votre projet.

Les métiers de ce secteur

Le secteur de la santé et du médico-social regroupe des métiers aux besoins très différents : un cabinet libéral n'a pas les mêmes projets qu'un établissement d'hébergement ou qu'un service à domicile. Cette page chapeau présente les familles d'aides communes à l'ensemble du secteur. Pour les dispositifs, les taux et les dépenses éligibles propres à votre activité, retrouvez la page dédiée à votre métier.

  • Cabinet médical et maison de santé
  • Cabinet dentaire et prothésiste
  • Kinésithérapeute et rééducation
  • EHPAD, clinique et établissement de soins
  • Aide et services à domicile

Votre métier ne figure pas encore dans cette liste ? Les familles d'aides décrites ci-dessous restent un bon point de départ, et une étude d'éligibilité complète permet d'identifier les dispositifs propres à votre activité.

Ce que vous pouvez financer : les dépenses éligibles dans la santé et le médico-social

Une aide publique ne finance pas « une structure de santé » en général : elle finance des dépenses précises, poste par poste. Un même projet peut relever de plusieurs dispositifs à la fois, selon qu'il s'agit d'un équipement de prévention, de matériel médical, d'un logiciel, de travaux ou d'une formation. Le point de départ le plus efficace n'est donc pas la liste des aides, mais la liste de ce que vous comptez acheter, sécuriser ou faire évoluer.

Voici les principaux postes d'une structure de santé ou du médico-social qui peuvent déclencher une ou plusieurs aides publiques.

Prévention et santé au travail

  • Aides à la manutention et au transfert des patients contre les troubles musculosquelettiques : lève-personnes sur rails, lève-lits électriques, potences, aménagement de postes
  • Captage et réduction de l'exposition aux agents chimiques et aux produits dangereux (stérilisation, laboratoire, prothèse)
  • Prévention des chutes de plain-pied et des risques psychosociaux des équipes

Bâtiment, énergie et mise aux normes

  • Rénovation énergétique et chaleur renouvelable d'un établissement, d'un cabinet ou d'une maison de santé
  • Mise aux normes d'accessibilité et de sécurité des locaux recevant du public
  • Acquisition, construction ou aménagement de locaux

Équipement et numérique en santé

  • Matériel médical, imagerie, fauteuil, plateau technique
  • Télémédecine, télésurveillance et logiciels métier
  • Véhicules pour les tournées d'aide et de soins à domicile

Installation, compétences et recrutement

  • Installation et équipement d'un cabinet en zone sous-dotée
  • Formation et développement des compétences des équipes soignantes
  • Recrutement, contrat d'apprentissage et alternance

Voici, poste par poste, des dépenses réellement finançables identifiées sur la plateforme MAPi, du groupe Infogreffe, avec le taux d'intervention publié par le financeur quand il existe. Les taux et plafonds régionaux sont donnés en exemple : ils varient selon votre Région et le dispositif.

Dépenses éligibles d'une structure de santé ou du médico-social, taux d'intervention et dispositifs (exemples, 2026)
Dépense concrèteTaux d'interventionDispositif
Aides à la manutention et au transfert des patients contre les troubles musculosquelettiques (lève-personnes sur rails, lève-lits électriques, potences), diagnostic ergonomique, formation et aménagement de postesJusqu'à 70 % des dépenses (85 % en cas d'accord de branche étendu), plafond global de 75 000 € pour les entreprises de moins de 200 salariés, plancher de 500 €Subvention Prévention des risques ergonomiques (Assurance Maladie)
Accompagnement pour prévenir les risques psychosociaux des équipes soignantes : diagnostic, plan d'action et suivi par un consultant référencé70 % du montant hors taxes, aide de 500 € à 25 000 €RPS Accompagnement (Assurance Maladie)
Captage et réduction de l'exposition aux agents chimiques dangereux (sorbonne, armoire ventilée, aspiration) et vérification des installations70 % du montant hors taxes des équipements et de leur vérification, de 500 € à 25 000 €Risque Chimique Équipements (Assurance Maladie)
Formation d'un salarié référent risques chimiques ou évaluation des risques par un prestataire qualifié70 % des dépenses, aide de 500 € à 25 000 €Risques chimiques formation accompagnement (Assurance Maladie)
Équipements de prévention des chutes de plain-pied et de hauteur (revêtements antidérapants, sécurisation des accès et des circulations)50 % du montant hors taxes, dans la limite de 25 000 €, plancher de 500 €Subvention Prévention TPE Prévention Chutes (Assurance Maladie)
Installation de production de chaleur renouvelable (biomasse, bois) pour un établissement ou une maison de santéAide calculée selon la puissance de l'installation et la nature du projetRéalisation d'installations de production de chaleur biomasse ou bois (ADEME)
Acquisition de matériel médical, d'imagerie, de fauteuil, de plateau technique, de matériel informatique ou de véhiculesPrêt à partir de 50 000 € HT, sans garantie sur les actifs, associé à un financement bancairePrêt Équipement (Bpifrance)
Financement d'équipements professionnels neufs ou d'occasion en leasing (matériel médical, plateau technique) tout en préservant la trésorerieCrédit-bail mobilier sur mesure, avec option d'achatCrédit-Bail Mobilier (Bpifrance)
Acquisition de matériels et de solutions informatiques de télémédecine intégrés à un parcours de soinsJusqu'à 50 % de la dépense, dans la limite de 20 000 € (selon votre Région)Soutien régional à la télémédecine (Région, selon votre territoire)
Création, extension ou équipement d'une structure de santé en zone déficitaire (foncier, travaux, équipement)Selon le zonage et la nature du projet, aide pouvant atteindre 250 000 € (selon votre Région)Aide régionale aux structures de santé (Région, selon votre territoire)
Installation d'un professionnel de santé en zone très sous-dotée (équipement du cabinet, démarrage)Aide forfaitaire, par exemple 50 000 € pour un chirurgien-dentiste en Île-de-France (selon l'ARS de votre région)Contrat d'aide à l'installation (Agence régionale de santé)
Formation des salariés (soins, sécurité, numérique) et développement des compétencesPrise en charge selon les barèmes de brancheOPCO Santé (OPCO du secteur privé de la santé et du médico-social)

Tableau indicatif construit à partir de dispositifs réels identifiés pour des structures du secteur de la santé et du médico-social. Les budgets de ces subventions sont limités et souvent attribués à l'ordre d'arrivée des demandes ; les taux et plafonds varient selon votre code NAF, votre statut, votre effectif, votre Région et la programmation en cours. Ces exemples ne valent pas éligibilité : votre projet peut être éligible sous réserve des critères de chaque dispositif, et seule une étude d'éligibilité complète établit la liste des dépenses réellement finançables pour votre structure et les taux applicables.

Votre projet contient probablement plusieurs de ces postes. Pour savoir lesquels sont réellement mobilisables, faites analyser votre projet par un expert. Réaliser mon diagnostic projet gratuit. Anticiper les dépenses éligibles avant d'acheter change souvent le montant obtenu : découvrez des dépenses éligibles adaptées à votre profil.

Les aides à la prévention des risques professionnels dans la santé et le médico-social

C'est la famille d'aides la plus spécifique au secteur, et de loin la plus sous-utilisée. La manutention et le transfert des patients font des métiers du soin et de l'accompagnement l'un des terrains où les troubles musculosquelettiques et les lombalgies sont les plus fréquents. S'y ajoutent l'exposition aux agents chimiques et biologiques (stérilisation, laboratoire, prothèse), les chutes de plain-pied et les risques psychosociaux liés à la charge de travail. Pour réduire ces risques, l'Assurance Maladie - Risques professionnels finance directement l'achat de matériel de prévention et les prestations associées, par des subventions dédiées aux petites structures, via votre Carsat.

La logique de ces dispositifs est simple : ils financent l'équipement ou l'accompagnement qui supprime le risque à la source. Attention, leur budget est limité et les demandes sont traitées à l'ordre d'arrivée : mieux vaut déposer tôt dans l'année. La distinction est nette entre la dépense financée et le taux qui s'y applique, et les deux ne se confondent jamais.

  • Subvention Prévention des risques ergonomiques : au coeur des besoins du secteur, elle finance les aides à la manutention et au transfert des patients (lève-personnes sur rails, lève-lits électriques, potences), le diagnostic ergonomique, la formation et l'aménagement des postes, à hauteur de 70 % des dépenses (85 % en cas d'accord de branche étendu), avec un plafond global de 75 000 € pour les entreprises de moins de 200 salariés et un plancher de 500 €.
  • RPS Accompagnement : pour prévenir les risques psychosociaux des équipes, elle finance le diagnostic, le plan d'action et le suivi par un consultant référencé par l'Assurance Maladie, à hauteur de 70 % du montant hors taxes, pour une aide de 500 € à 25 000 €.
  • Risque Chimique Équipements : pour maîtriser l'exposition aux agents chimiques dangereux (sorbonne de laboratoire, armoire ventilée, aspiration), elle couvre 70 % du montant hors taxes des équipements et 70 % de la vérification des installations, entre 500 € et 25 000 €. Elle se complète par la subvention Risques chimiques formation accompagnement, qui finance à 70 % la formation d'un référent ou l'évaluation des risques.
  • Subvention Prévention TPE Prévention Chutes : elle finance les équipements qui préviennent les chutes de plain-pied et de hauteur (revêtements antidérapants, sécurisation des accès), à hauteur de 50 % du montant hors taxes, dans la limite de 25 000 €.

Ces dispositifs ne sont que quelques exemples : seule une étude d'éligibilité complète permet d'identifier les aides à la prévention réellement mobilisables pour votre structure et votre code NAF.

Anticiper les dépenses éligibles avant d'acheter change souvent le montant obtenu. Découvrez des dépenses éligibles adaptées à votre profil.

Les aides à la transition écologique et à la rénovation énergétique des structures de santé

Les établissements et les cabinets du secteur sont, pour beaucoup, installés dans des bâtiments anciens et énergivores, ouverts en continu. La rénovation énergétique des locaux, le passage à une chaleur renouvelable et le renouvellement des véhicules de tournée vers des modèles propres ouvrent droit à des soutiens spécifiques, distincts des simples aides à l'investissement.

Ces dispositifs mêlent subventions, avantage fiscal et prêts. Ils s'adressent aussi bien à l'EHPAD qui veut réduire sa facture de chauffage qu'au service à domicile qui électrifie sa flotte. Le levier le plus structurant reste la rénovation du bâtiment et de son système de chauffage.

  • La réalisation d'installations de production de chaleur biomasse ou bois de l'ADEME : elle finance l'installation d'une chaudière ou d'un système de chaleur renouvelable pour un établissement ou une maison de santé, avec une aide calculée selon la puissance de l'installation et la nature du projet. L'ADEME soutient aussi l'extension ou la création de réseaux de chaleur alimentés par des énergies renouvelables.
  • La rénovation énergétique des locaux : diagnostic, isolation, chauffage et ventilation d'un cabinet, d'une clinique ou d'un établissement peuvent être soutenus par des aides de l'ADEME et par des aides régionales à la transition écologique, dont les barèmes varient selon votre Région et le dispositif.
  • Le véhicule propre pour les tournées : le renouvellement d'un véhicule d'aide ou de soins à domicile vers un modèle électrique peut être soutenu par les dispositifs nationaux d'aide aux véhicules propres et par des aides régionales, dont les barèmes évoluent chaque année selon le dispositif.

Cette liste n'est pas exhaustive et les barèmes évoluent régulièrement : une étude d'éligibilité complète reste nécessaire pour connaître les aides et les taux applicables à votre structure et à votre Région.

Les aides à l'investissement, à l'équipement et au numérique en santé

Au-delà des subventions ciblées, la structure de santé a besoin de financer son plateau technique, sa mise aux normes et son virage numérique, tout en préservant sa trésorerie. Bpifrance, les Régions et, pour le numérique, des dispositifs régionaux dédiés couvrent ces besoins.

Ces dispositifs relèvent de natures différentes : le prêt et le crédit-bail financent l'équipement sans immobiliser toute la trésorerie, la subvention réduit le coût d'un investissement ou d'un projet numérique. Ils se combinent avec les subventions de prévention ou de transition écologique.

  • Le Prêt Équipement de Bpifrance : à partir de 50 000 € HT, il finance l'acquisition de matériel médical, d'imagerie, de fauteuil, de matériel informatique et de véhicules, neufs ou d'occasion, sans garantie sur les actifs, en complément d'un financement bancaire.
  • Le Crédit-Bail Mobilier de Bpifrance : le leasing permet de financer les équipements professionnels neufs ou d'occasion avec option d'achat, une solution adaptée au matériel médical et au plateau technique.
  • Le numérique en santé : l'acquisition de matériels et de solutions de télémédecine intégrés à un parcours de soins peut être soutenue par des aides régionales, par exemple jusqu'à 50 % de la dépense dans la limite de 20 000 € en Île-de-France. La télésurveillance, les logiciels métier et la sécurisation des locaux et des données relèvent des mêmes dispositifs régionaux (selon votre Région).
  • Les aides régionales à l'investissement et à la mise aux normes : subventions à la création, à l'extension et à l'équipement des structures de santé, à l'acquisition foncière, aux travaux et à la mise aux normes d'accessibilité, propres à chaque territoire (par exemple une aide régionale aux structures de santé pouvant atteindre 250 000 € selon le zonage et le projet, selon votre Région).

Ces dispositifs ne sont que quelques exemples et les aides régionales varient d'un territoire à l'autre : seule une étude d'éligibilité complète permet d'identifier les aides à l'investissement et au numérique réellement mobilisables pour votre projet.

Les aides à la création, à la reprise et à l'installation

S'installer à son compte ou reprendre une activité est un passage clé pour de nombreux professionnels de santé. La création, la reprise ou l'installation demandent un apport de départ, une trésorerie et souvent un accompagnement. Le secteur bénéficie en plus d'un levier propre : les aides à l'installation en zone sous-dotée, portées par les Agences régionales de santé et l'Assurance Maladie pour lutter contre les déserts médicaux.

Ces aides se distinguent par leur nature : l'aide à l'installation est une subvention forfaitaire conditionnée à l'exercice en zone déficitaire, le prêt d'honneur est un prêt personnel à taux zéro qui renforce l'apport, l'ACRE est une exonération de charges, l'ARCE un versement de capital par France Travail. Elles se cumulent le plus souvent entre elles.

  • Les aides à l'installation en zone sous-dotée : les Agences régionales de santé et l'Assurance Maladie proposent des contrats d'aide à l'installation qui financent l'équipement du cabinet et le démarrage de l'activité en zone très sous-dotée. À titre d'exemple, un contrat d'aide à l'installation peut représenter une aide forfaitaire de 50 000 € pour un chirurgien-dentiste en Île-de-France (montant et conditions selon l'ARS de votre région).
  • Le prêt d'honneur création et reprise des réseaux Initiative France et Réseau Entreprendre : un prêt sans intérêt ni garantie, accordé à titre personnel, avec un accompagnement au montage du plan de financement.
  • L'ACRE (aide à la création ou à la reprise d'une entreprise) : une exonération partielle de charges sociales sur la première année d'activité, pour alléger le démarrage.
  • L'ARCE (aide à la reprise ou à la création d'entreprise) : le versement par France Travail d'une partie des droits au chômage sous forme de capital, pour financer l'apport de départ.

Ces exemples ne sont pas exhaustifs et les aides à l'installation dépendent du zonage de votre Agence régionale de santé : seule une étude d'éligibilité complète permet d'identifier les aides à la création, à la reprise et à l'installation réellement mobilisables selon votre situation.

Les aides à l'emploi, à la formation et au recrutement

La santé et le médico-social sont des secteurs en tension permanente sur le recrutement, des aides-soignants aux infirmiers en passant par les aides à domicile. Les pouvoirs publics accompagnent l'embauche, l'alternance et la montée en compétences par des dispositifs qui allègent le coût de la main-d'oeuvre et sécurisent les parcours. L'OPCO du secteur, l'OPCO Santé, est l'interlocuteur central pour la formation dans le secteur privé de la santé et du médico-social.

Ces aides sont particulièrement intéressantes lorsqu'un recrutement accompagne un développement d'activité. Elles relèvent principalement de l'État, de France Travail, de l'OPCO Santé et des Régions.

  • L'aide à l'embauche d'un apprenti : pour les entreprises de moins de 250 salariés, une aide versée par l'État lors de la conclusion d'un contrat d'apprentissage. Depuis le décret du 6 mars 2026, son montant peut aller jusqu'à 5 000 € selon la situation, et jusqu'à 6 000 € pour l'embauche d'un apprenti en situation de handicap, en plus de la prise en charge des coûts de formation par l'OPCO.
  • La prise en charge de la formation par l'OPCO Santé : financement des plans de développement des compétences des salariés en poste (soins, sécurité, transition écologique, numérique), selon les barèmes de branche.
  • Les aides au recrutement de publics prioritaires et les contrats aidés, selon les dispositifs ouverts par France Travail et l'État, ainsi que les aides de l'Agefiph pour compenser le handicap au poste de travail, par exemple la prise en charge du surcoût d'un véhicule professionnel adapté utilisé par un salarié en situation de handicap, dont le montant est étudié au cas par cas.

Ces exemples ne sont pas exhaustifs : seule une étude d'éligibilité complète permet d'identifier les aides à l'emploi et à la formation réellement mobilisables selon votre situation.

Quelle aide pour quel projet dans la santé et le médico-social ? Tableau de synthèse

Quelle aide pour quel projet dans la santé et le médico-social : synthèse indicative 2026
Votre projetDispositifs à étudier en prioritéOrdre de grandeur du soutien
Protéger les soignants (manutention des patients, TMS, risques psychosociaux)Subvention Prévention des risques ergonomiques, RPS AccompagnementJusqu'à 70 % des dépenses ; jusqu'à 75 000 € (ergonomie), jusqu'à 25 000 € (risques psychosociaux)
Maîtriser les risques chimiques et biologiques, sécuriser les locauxRisque Chimique Équipements, Risques chimiques formation, Prévention Chutes50 % à 70 % des dépenses, de 500 € à 25 000 € par dispositif
Rénover le bâtiment et réduire la facture énergétiqueChaleur biomasse ou bois (ADEME), aides régionales à la rénovationAide selon la puissance de l'installation et le dispositif (selon votre Région)
Financer le matériel médical, l'équipement et la mise aux normesPrêt Équipement, Crédit-Bail Mobilier, aides régionalesPrêt à partir de 50 000 € ; crédit-bail sur mesure ; subvention régionale jusqu'à 250 000 €
Déployer la télémédecine et le numérique en santéSoutien régional à la télémédecineJusqu'à 50 % de la dépense, dans la limite de 20 000 € (selon votre Région)
S'installer en zone sous-dotéeAides à l'installation (ARS), prêt d'honneur, ACRE, ARCEAide forfaitaire, par exemple 50 000 € pour un chirurgien-dentiste (selon l'ARS)
Recruter, former, prendre un apprentiAide à l'apprentissage, OPCO SantéApprenti : jusqu'à 5 000 € (6 000 € si handicap) ; formation selon les barèmes de branche

Tableau indicatif. Les dispositifs et montants cités sont des exemples ; seule une étude d'éligibilité complète établit la liste réellement mobilisable pour votre structure.

« Neuf structures sur dix passent à côté d'aides auxquelles elles ont droit, et la santé n'y échappe pas. Un EHPAD qui installe des rails de transfert ou un cabinet qui ventile sa salle de stérilisation ignore le plus souvent qu'une part importante de la facture, de l'ordre de 50 à 70 % selon le dispositif, peut être prise en charge. Ce n'est pas un problème d'éligibilité, c'est un problème d'identification et de montage. Notre métier, c'est de qualifier chaque dépense, puis de défendre le dossier jusqu'au versement. »

Michel Struk, fondateur de MAPi, du groupe Infogreffe, auteur de La méthode pour décrocher les aides publiques (Eyrolles, 2026)

Comment MAPi fait aboutir votre dossier d'aide dans la santé et le médico-social

MAPi, du groupe Infogreffe, n'est ni un annuaire d'aides, ni un cabinet de conseil classique. C'est une équipe d'experts en financement public, ingénieurs financement, anciens DAF et juristes, appuyée par une plateforme qui suit 11 738 aides publiques, de l'échelle communale à l'échelle européenne, quand le recensement du Sénat de juillet 2025 en dénombrait plus de 2 200. La technologie élargit le champ de la veille ; ce sont les experts qui font aboutir le dossier.

  1. Diagnostic du projet : à partir de votre SIRET et de votre projet, nous identifions les aides réellement mobilisables selon votre métier, votre statut, votre code NAF, votre effectif, votre localisation et votre calendrier.
  2. Qualification des dépenses éligibles : nous passons vos investissements au crible, poste par poste, pour construire l'assiette optimale. C'est souvent là que se gagnent plusieurs milliers d'euros de subvention de prévention ou d'équipement.
  3. Montage du dossier : un ingénieur en financement public dédié collecte les pièces, structure le plan de financement et rédige le dossier, y compris les demandes à déposer tôt dans l'année quand le budget est limité.
  4. Négociation avec les financeurs : nous échangeons directement avec les agents instructeurs (Assurance Maladie, Agences régionales de santé, Régions, ADEME, Bpifrance, services de l'État). C'est là que se joue notre taux de succès.
  5. Suivi jusqu'au versement : relances, compléments d'instruction, demandes de paiement.

MAPi est une solution hybride : une plateforme et des outils d'intelligence artificielle détectent les opportunités, des experts en financement public vérifient leur pertinence et accompagnent le dossier. Aucun algorithme ne décide de votre éligibilité : MAPi accompagne l'identification, la qualification et le montage des dossiers, et l'organisme instructeur demeure seul décisionnaire.

À titre de repère, les aides à l'investissement couvrent généralement 20 à 40 % du projet, selon l'assiette éligible et les règles du dispositif. Cet ordre de grandeur est une estimation indicative après analyse des dépenses éligibles, ni une promesse ni une garantie.

L'obtention d'une aide, son montant et son délai ne sont jamais garantis. Les conditions de rémunération sont précisées contractuellement : notre rémunération est au succès, un pourcentage des aides effectivement obtenues, et si aucune aide n'est obtenue, vous ne payez rien.

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Questions fréquentes sur les aides publiques dans la santé et le médico-social

Quelles sont les principales aides publiques pour le secteur de la santé et du médico-social en 2026 ?

Cinq familles principales : les aides à la prévention des risques professionnels (Assurance Maladie, avec la Subvention Prévention des risques ergonomiques pour la manutention des patients et le RPS Accompagnement), les aides à la transition écologique et à la rénovation énergétique (ADEME, aides régionales), les aides à l'investissement, à l'équipement et au numérique en santé (Bpifrance, Régions, télémédecine), les aides à la création, à la reprise et à l'installation en zone sous-dotée (ARS, prêt d'honneur, ACRE, ARCE), et les aides à l'emploi et à la formation (OPCO Santé, apprentissage). Ces exemples ne sont pas exhaustifs : une étude d'éligibilité complète est nécessaire pour connaître les dispositifs mobilisables dans votre situation.

Quelles dépenses sont éligibles aux aides dans la santé et le médico-social ?

Principalement les équipements de prévention (aides à la manutention et au transfert des patients, captage des agents chimiques, prévention des chutes), la rénovation énergétique et la chaleur renouvelable des bâtiments, le matériel médical et le plateau technique, la télémédecine et les logiciels métier, la mise aux normes d'accessibilité, l'installation en zone sous-dotée, la formation et l'apprentissage. Les taux vont le plus souvent de 40 % à 70 % de la dépense selon le dispositif : par exemple jusqu'à 70 % pour la prévention des risques ergonomiques, 70 % des équipements et de leur vérification pour le risque chimique, jusqu'à 50 % pour la télémédecine régionale. Ces ordres de grandeur dépendent de votre situation et de votre code NAF, et votre projet peut être éligible sous réserve des critères de chaque dispositif.

Existe-t-il des aides pour prévenir les troubles musculosquelettiques et l'usure professionnelle des soignants ?

Oui, et c'est la famille la plus spécifique au secteur. L'Assurance Maladie - Risques professionnels finance, via votre Carsat, l'achat de matériel de prévention et les prestations associées par des subventions dédiées, comme la Subvention Prévention des risques ergonomiques (jusqu'à 70 % des dépenses, plafond de 75 000 € pour les entreprises de moins de 200 salariés) pour les aides à la manutention et au transfert des patients, le RPS Accompagnement (70 %, de 1 000 € à 25 000 €) pour les risques psychosociaux, ou le Risque Chimique Équipements (70 % des équipements et de leur vérification). Le budget de ces aides est limité et attribué à l'ordre d'arrivée des demandes, il faut donc déposer tôt dans l'année.

Quelles aides pour l'installation d'un professionnel de santé en zone sous-dotée ?

Les Agences régionales de santé et l'Assurance Maladie proposent des contrats d'aide à l'installation qui financent l'équipement du cabinet et le démarrage de l'activité en zone très sous-dotée, sous condition d'exercice conventionné. À titre d'exemple, un contrat d'aide à l'installation peut représenter 50 000 € pour un chirurgien-dentiste en Île-de-France. Le montant, la durée d'engagement et le zonage dépendent de l'ARS de votre région, et ces aides se cumulent souvent avec un prêt d'honneur, l'ACRE et l'ARCE.

Peut-on cumuler plusieurs aides dans le secteur de la santé ?

Oui, dans la plupart des cas : un projet peut par exemple combiner une subvention de prévention, un prêt Bpifrance pour l'équipement et une aide à l'installation. Le cumul est encadré par des règles et des plafonds, notamment la règle européenne des minimis (plafond de 300 000 € d'aides sur trois ans glissants pour certaines subventions de prévention) qu'il faut vérifier dispositif par dispositif, un point que sécurise l'étude d'éligibilité menée par MAPi.

Combien coûte l'accompagnement MAPi ?

La rémunération de MAPi, du groupe Infogreffe, est au succès : un pourcentage des aides effectivement obtenues. Si aucune aide n'est obtenue, vous ne payez rien.

Sources officielles et dates de vérification 30 dispositifs

Chaque taux et plafond de cette page a été relevé sur le site de l’organisme qui instruit ou finance le dispositif.

Données MAPi :

  • Accroche generale de la page (toutes familles d'aides confondues)2 août 2026
  • Taxonomie éditoriale de la page (familles d'aides)2 août 2026
  • Constat d'experience attribue a Michel Struk, fondateur de MAPi1 août 2026
  • Statistique interne MAPi : nombre d'aides publiques suivies par la plateforme2 août 2026
  • Ordre de grandeur rédactionnel sur les aides à l'investissement2 août 2026

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