Cette page s'adresse aux entreprises agroalimentaires, c'est-à-dire aux entreprises qui transforment, conditionnent et commercialisent des produits alimentaires et des boissons. Elle passe en revue, famille d'aides par famille d'aides, les dispositifs mobilisables et les dépenses qu'ils financent.
Pourquoi les aides publiques sont un levier décisif pour les entreprises agroalimentaires
L'agroalimentaire est le premier secteur industriel français, et il se trouve au croisement de deux politiques publiques puissantes : la politique industrielle et la politique agricole et alimentaire. Entre France 2030 et son volet souveraineté alimentaire, les guichets de FranceAgriMer, les dispositifs de l'ADEME, les prêts de Bpifrance et les aides régionales, une entreprise du secteur peut solliciter une grande diversité de dispositifs pour financer sa production, sa mise aux normes, sa transition énergétique et son développement. Cette abondance est une opportunité, mais elle nourrit aussi un paradoxe persistant : une part importante des aides mobilisables ne sont jamais demandées.
La raison n'est presque jamais un problème d'éligibilité. Une conserverie qui installe une nouvelle ligne, une fromagerie qui met aux normes son atelier, un fabricant de plats préparés qui investit dans le froid ou qui décarbone sa cuisson : chacun de ces projets contient des dépenses qui déclenchent une aide. Le vrai obstacle est ailleurs. Les dispositifs sont dispersés entre logique industrielle et logique agricole, leurs appels à projets ont des fenêtres de dépôt courtes, et les critères réels de sélection ne se lisent pas toujours dans les textes. Beaucoup d'entreprises renoncent, ou déposent trop tard, ou sous-estiment l'assiette finançable.
Chaque entreprise agroalimentaire est un cas particulier. Les dispositifs présentés dans cette page sont des exemples représentatifs, mais leur accès dépend de votre filière, de votre localisation, de votre taille et de la programmation en cours. Seule une étude d'éligibilité complète permet d'établir la liste réellement mobilisable pour votre projet : votre projet peut être éligible sous réserve des critères propres à chaque dispositif.
Ce que vous pouvez financer : les dépenses éligibles d'une entreprise agroalimentaire
Avant de parler des aides, il faut partir de la bonne question. Une aide publique ne finance pas « un projet agroalimentaire » en général : elle finance des dépenses précises, poste par poste. Un même investissement peut d'ailleurs relever de plusieurs dispositifs à la fois, selon qu'il s'agit d'une ligne de production, d'un équipement de froid ou d'une mise aux normes sanitaires. Le point de départ le plus efficace n'est donc pas la liste des aides, mais la liste de ce que vous comptez acheter, construire ou moderniser.
Voici les principaux investissements d'une entreprise agroalimentaire qui peuvent déclencher une ou plusieurs aides publiques.
Équipements de production et de conditionnement
- Lignes de fabrication, de transformation et de cuisson
- Machines de conditionnement, d'ensachage, d'étiquetage et de palettisation
- Équipements de pesée, dosage, tranchage, mélange
- Robotisation, convoyage, automatisation de fin de ligne
Froid, hygiène et sécurité sanitaire
- Chambres froides, groupes froids, tunnels de surgélation, chaîne du froid
- Équipements de nettoyage et de désinfection, traitement de l'air, zones à atmosphère maîtrisée
- Traçabilité, détection de corps étrangers, contrôle qualité en ligne
- Traitement et valorisation des effluents et des coproduits
Bâtiments et aménagements
- Construction, extension ou rénovation d'un atelier de transformation
- Aménagement de locaux, sols, quais, circuits de marche en avant
- Capacités de stockage sec, réfrigéré ou congelé
Énergie et décarbonation
- Récupération de chaleur fatale sur les process et les groupes froids
- Chaudière biomasse, pompe à chaleur, raccordement à un réseau de chaleur
- Régulation et pilotage de la production de froid, échangeurs, stockage thermique
- Réduction des consommations d'eau et valorisation des coproduits
Études, conseil et formation
- Étude de faisabilité, audit énergétique, diagnostic de ligne
- Accompagnement à une certification qualité (IFS, BRC, labels officiels)
- Formation des équipes aux nouveaux équipements
Le tableau ci-dessous croise les principaux postes de dépenses d'une entreprise agroalimentaire avec les dispositifs qui les financent réellement et leurs taux d'intervention connus. Les taux indiqués sont ceux publiés par les financeurs pour les dispositifs cités : ils s'appliquent dans les conditions propres à chaque appel à projets et à chaque territoire.
| Dépense concrète | Taux d'intervention | Dispositif |
|---|---|---|
| Équipements de production et de conditionnement | ||
| Lignes de fabrication, de transformation et de cuisson ; machines de conditionnement, d'ensachage, d'étiquetage, de palettisation ; équipements de pesée, dosage, tranchage, mélange | Jusqu'à 40 % (PME) et 25 % (grande entreprise) des dépenses matérielles, dans la limite de 2 M€ par projet | FranceAgriMer, appel à projets « Structuration de filières » |
| Acquisition de matériels et d'équipements, modernisation de l'outil productif, robotisation, convoyage, automatisation de fin de ligne | Prêt de 50 000 € minimum, sur 2 à 15 ans selon le prêt (financement, non subvention) | Prêt Moyen ou Long Terme PREMO, Prêt Équipement (Bpifrance) |
| Matériel, machine, gros outillage, engin de manutention, convoyeur, mezzanine pour intégrer une nouvelle ligne, revamping d'un équipement pour en accroître les performances | Subvention (jusqu'à 375 000 € d'aide pour PM'up, 82 500 € pour TP'up), selon le dispositif | PM'up, TP'up (Région Île-de-France) et dispositifs équivalents des autres Régions |
| Froid, hygiène et sécurité sanitaire | ||
| Équipements et matériels de transformation, de conditionnement et de manutention améliorant la sécurité, l'hygiène et les conditions de travail ; équipements de traitement et de valorisation des effluents ; équipements améliorant la qualité et la valeur ajoutée des produits | Selon le dispositif et l'appel à projets | Aides FranceAgriMer à la modernisation et à la transformation, aides régionales à l'investissement |
| Captage des poussières de farine ; sols antidérapants et sécurisation des quais en secteur alimentaire ; équipements de prévention des risques ergonomiques (vitrines des métiers de bouche, rails de manutention de carcasses) | 50 % à 70 % des dépenses selon la subvention, de 500 € à 25 000 € d'aide par type de dépense (75 000 € cumulés sur 2024-2027 pour la prévention des risques ergonomiques, portés à 125 000 € pour les entreprises couvertes par un accord de branche étendu), pour les entreprises de moins de 50 salariés | Subventions Prévention TPE de l'Assurance Maladie (Cnam) |
| Bâtiments et aménagements | ||
| Aménagements de locaux ; acquisition, construction ou rénovation de biens immobiliers liés au projet ; augmentation de capacité, modernisation, stockage | Jusqu'à 40 % (PME) et 25 % (grande entreprise) des dépenses matérielles, dans la limite de 2 M€ par projet | FranceAgriMer, appel à projets « Structuration de filières » |
| Constructions ou rénovations, équipements et aménagements de bâtiments de transformation à la ferme, matériels de nettoyage, de transformation et de conditionnement | 40 %, bonifiable (agriculture biologique, jeune agriculteur), plafond d'aide de 200 000 € par dossier, devis de 1 000 € HT minimum | FEADER, soutien aux investissements agricoles (Régions) |
| Énergie et décarbonation | ||
| Récupération de chaleur fatale sur les process et les groupes froids, réseaux techniques de chaleur ou de froid, échangeurs, stockage thermique, pilotage | Taux d'aide maximum de 45 % pour la chaleur renouvelable ; pour la récupération de chaleur fatale, de 30 % (grande entreprise) à 50 % (petite entreprise), porté jusqu'à 60 % lorsque la récupération est associée à une pompe à chaleur | Fonds Chaleur ADEME, extension et création de réseaux de chaleur ou de froid |
| Chaudière biomasse, système de convoyage, traitement des fumées, stockage thermique, hydraulique et régulation de la chaufferie | Aide forfaitaire selon la chaleur produite (installations de 1 200 à 12 000 MWh/an), taux d'aide plafonné à 45 % par défaut, avec des taux supérieurs dans certains cas | Fonds Chaleur ADEME, installations de production de chaleur biomasse et bois |
| Récupération de chaleur sur groupes froids, régulation de la production de froid, récupération de l'énergie des effluents (fiches IND-UT-121, IND-UT-134, IND-BA-110) | Prime versée par le fournisseur d'énergie, selon le volume d'économies d'énergie (variable, non plafonnée réglementairement) | Certificats d'économies d'énergie (CEE) |
| Études, conseil et formation | ||
| Études préalables (technique, scientifique, juridique, environnementale, économique), diagnostics, audits, honoraires liés aux investissements | Jusqu'à 50 % (PME) et 40 % (grande entreprise) des dépenses immatérielles, dans la limite de 300 000 € par projet | FranceAgriMer, appel à projets « Structuration de filières » |
| Prestations de conseil qualité, préparation et accompagnement à une certification (IFS, BRC, labels de qualité), formations à l'utilisation de nouveaux équipements | Environ 50 % des dépenses de prestation, avec un plafond qui varie fortement d'une Région à l'autre, souvent de l'ordre de 20 000 à 30 000 € | Aides régionales à la certification et à la qualité, volet immatériel des aides FranceAgriMer |
Ce tableau réunit des dispositifs réels et leurs taux publiés à titre d'exemple. Leur accès dépend de votre filière, de votre localisation, de votre taille et de la programmation ouverte au moment du dépôt. Certaines aides FranceAgriMer sont réservées à des filières précises (par exemple les produits de la pêche et de l'aquaculture pour les dispositifs FEAMPA). Seule une étude d'éligibilité complète permet de confirmer les dépenses réellement mobilisables et les taux applicables à votre projet.
Votre projet contient probablement plusieurs de ces postes. Pour savoir lesquels sont réellement mobilisables, faites analyser votre projet par un expert. Réaliser mon diagnostic projet gratuit. Anticiper les dépenses éligibles avant d'acheter change souvent le montant obtenu : découvrez des dépenses éligibles adaptées à votre profil.
Les aides à l'investissement et à l'équipement de production
C'est la famille d'aides la plus mobilisée par les entreprises agroalimentaires en activité, et celle où la façon de présenter son projet change le plus le montant obtenu. La logique est simple : les financeurs ne subventionnent pas le renouvellement à l'identique, mais le gain de compétitivité et de valeur ajoutée. Un investissement qui augmente la capacité, automatise une ligne, améliore la qualité ou réduit les pertes matière sera bien mieux accompagné qu'un simple remplacement de matériel.
Ces aides sont portées par plusieurs guichets : FranceAgriMer via ses appels à projets de soutien à l'aval des filières, les Régions via leurs dispositifs d'aide à l'investissement, Bpifrance via ses prêts et garanties, et l'État via les volets alimentation de France 2030. Les taux et les formes varient, entre subvention directe, avance remboursable et prêt bonifié, avec des majorations fréquentes pour les PME.
- L'appel à projets « Structuration de filières » de FranceAgriMer, dans son édition AAP PAM 2026 réservée aux projets situés majoritairement dans les départements méditerranéens et labellisés « aire agricole de résilience climatique » : soutien aux investissements à l'aval des filières (transformation, conditionnement, stockage), jusqu'à 40 % des dépenses matérielles pour les PME et 50 % des dépenses immatérielles, dans la limite respective de 2 M€ et 400 000 € par projet, pour des dépenses supérieures à 100 000 €.
- Le volet souveraineté alimentaire de France 2030 : l'appel à projets « Résilience et Capacités Agroalimentaires 2030 », opéré par FranceAgriMer et Bpifrance, a soutenu la modernisation et la relocalisation des outils de production (projets d'un montant total généralement supérieur à 3 M€, avec un seuil abaissé, de l'ordre de 500 000 €, pour les démarches collectives de filière).
- Les aides régionales à l'investissement pour l'équipement et l'extension de capacité, comme PM'up et TP'up en Île-de-France (jusqu'à 375 000 € d'aide) et leurs équivalents dans les autres Régions.
- Les prêts Bpifrance pour financer l'équipement et la modernisation : Prêt Moyen ou Long Terme PREMO et Prêt Équipement (à partir de 50 000 €), qui complètent les subventions sans en réduire l'assiette.
Cette liste n'est pas exhaustive et varie fortement selon les Régions et les appels à projets ouverts : une étude d'éligibilité complète reste nécessaire pour connaître les aides et les taux applicables à votre entreprise.
Anticiper les dépenses éligibles avant d'acheter change souvent le montant obtenu. Découvrez des dépenses éligibles adaptées à votre profil.
Les aides à la sécurité sanitaire, à l'hygiène et à la mise aux normes
La sécurité sanitaire des aliments est une contrainte réglementaire forte du secteur, mais c'est aussi un champ d'investissement finançable. Mettre aux normes un atelier, sécuriser la chaîne du froid, renforcer la traçabilité ou obtenir une certification exigeante représente des dépenses lourdes, que plusieurs dispositifs peuvent cofinancer, à condition de bien qualifier leur nature.
Ces investissements se situent souvent à la frontière entre l'obligation réglementaire et l'amélioration volontaire. Or les aides financent plus facilement ce qui va au-delà de la simple conformité minimale : une modernisation qui améliore réellement l'hygiène, la traçabilité ou la maîtrise des risques. Bien présenter le projet sous cet angle est déterminant.
- Les aides FranceAgriMer et régionales à la modernisation sanitaire : les dispositifs de modernisation et de transformation financent expressément les projets visant la qualité des aliments, la sécurité et l'hygiène, ainsi que l'amélioration des conditions de travail.
- Les aides régionales à la certification qualité (IFS, BRC, labels officiels) : plusieurs Régions cofinancent les prestations de conseil préalables à une certification, souvent à hauteur d'environ 50 % des dépenses, dans la limite d'un plafond de l'ordre de 30 000 €.
- Les subventions Prévention TPE de l'Assurance Maladie pour les entreprises de moins de 50 salariés : captage des poussières de farine, sols antidérapants, sécurisation des quais, équipements de prévention des risques ergonomiques, avec une prise en charge de 50 % à 70 % des dépenses selon la subvention.
- Les aides à la traçabilité et au contrôle qualité : les projets d'amélioration de la traçabilité, notamment par le développement de systèmes informatiques et l'acquisition d'équipements de détection, sont éligibles aux aides FranceAgriMer à la transformation.
Ces dispositifs ne sont que quelques exemples : seule une étude d'éligibilité complète permet d'identifier les aides réellement mobilisables pour votre projet de mise aux normes.
Les aides à la transition énergétique et à la décarbonation
L'agroalimentaire est un secteur intensif en énergie : cuisson, froid, séchage, vapeur et air comprimé pèsent lourd dans les charges. C'est pourquoi la décarbonation est devenue un champ d'aides prioritaire, soutenu par l'ADEME et par France 2030. Pour l'entreprise, l'intérêt est double : réduire une facture énergétique devenue stratégique et anticiper les exigences réglementaires et clients à venir.
Il faut toutefois distinguer deux logiques. Certains projets sont soutenus par une subvention à l'investissement, comme la récupération de chaleur fatale sur les process, l'installation d'une chaudière biomasse ou d'une pompe à chaleur. D'autres relèvent d'aides à l'étude et à l'audit, en amont, pour bâtir un plan de décarbonation crédible. Bien séquencer les deux évite de passer à côté d'un cofinancement.
- Le Fonds Chaleur de l'ADEME : soutien à la chaleur renouvelable (chaudière biomasse, réseaux de chaleur) et à la récupération de chaleur fatale sur les process et les groupes froids, avec un taux d'aide pouvant atteindre 45 %, porté jusqu'à 60 % pour les projets majoritairement fondés sur la chaleur fatale industrielle.
- Le dispositif de décarbonation de l'industrie de France 2030 (DECARB IND, opéré par l'ADEME) : cofinancement pouvant aller de 30 à 60 % selon le levier de décarbonation retenu et la taille de l'entreprise, applicable aux sites agroalimentaires, pour les projets d'investissement significatifs (montant d'investissement généralement supérieur à 3 M€).
- Les aides à l'audit énergétique et aux études portées par l'ADEME et les Régions, pour diagnostiquer les gisements d'économies avant d'investir.
- Les certificats d'économies d'énergie (CEE) pour financer certains équipements performants : des fiches d'opérations standardisées existent pour l'agroalimentaire, notamment la récupération de chaleur sur groupes froids et la régulation de la production de froid, avec une prime versée par les fournisseurs d'énergie.
Là encore, ces exemples doivent être confirmés par une étude d'éligibilité, seule à même de lister les dispositifs mobilisables selon vos procédés et votre site.
Les aides à la modernisation et à la structuration de filière
Au-delà de l'équipement, l'agroalimentaire bénéficie de dispositifs qui visent à renforcer des filières entières, de l'amont agricole à la transformation. L'enjeu de souveraineté alimentaire a conduit l'État à soutenir la relocalisation de certaines productions, la structuration de nouvelles filières et la montée en gamme de l'offre française. Ces aides concernent aussi bien un projet individuel ambitieux que des démarches collectives.
La difficulté tient à la nature de ces aides : elles sont souvent attribuées par appel à projets, avec des critères liés aux retombées pour la filière et le territoire. Bien construire le récit du projet, chiffrer précisément les effets et respecter les fenêtres de dépôt sont déterminants pour aboutir.
- L'appel à projets « Structuration de filières » de FranceAgriMer : soutien aux projets particulièrement structurants générant de la valeur pour l'amont et l'aval, sous forme de subvention (dossier à partir de 100 000 € de dépenses).
- Les aides à la relocalisation de productions alimentaires stratégiques : l'appel à projets « Résilience et Capacités Agroalimentaires 2030 » de France 2030 priorise les projets alignés sur la souveraineté alimentaire et la relocalisation industrielle.
- Les projets collectifs et interprofessionnels : les dispositifs de structuration de filières s'adressent aussi aux structures fédérant plusieurs entreprises (société de projet, GIE, association, interprofession).
Les dispositifs évoqués ne sont que des exemples : une étude d'éligibilité complète est indispensable pour identifier ceux réellement ouverts à votre projet.
Les aides à l'export et au développement international
La qualité des produits alimentaires français est un atout à l'international, mais conquérir de nouveaux marchés demande un investissement risqué : prospection, adaptation des produits et des emballages aux réglementations locales, participation à des salons spécialisés. Plusieurs dispositifs publics visent précisément à réduire ce risque et à financer les premières étapes de la démarche.
Ces aides passent principalement par Bpifrance et Business France, en articulation avec les Régions et les interprofessions. Elles couvrent l'assurance prospection, le cofinancement d'actions commerciales à l'étranger et le recours à des volontaires internationaux en entreprise.
- L'assurance prospection de Bpifrance : prise en charge partielle des dépenses de prospection à l'international, à hauteur de 50 %, portée à 65 % pour les entreprises industrielles ou engagées dans une démarche de verdissement, avec une avance de trésorerie versée dès la signature du contrat.
- Les aides Business France et les chèques export régionaux pour la participation à des salons agroalimentaires : plusieurs Régions cofinancent la location et l'aménagement de stands sur les salons internationaux et les frais de communication associés (par exemple via les volets international de PM'up et TP'up en Île-de-France).
- Le dispositif VIE (Volontariat International en Entreprise) pour déployer des ressources à l'étranger à moindre coût : le coût d'un VIE peut être pris en charge par certaines aides régionales, dans la limite de 24 mois.
Comme pour les autres familles, ces dispositifs sont donnés à titre d'exemple et doivent être validés par une étude d'éligibilité complète.
Les grands dispositifs nationaux qui structurent le financement de l'agroalimentaire
Au-dessus des aides ciblées, quelques grands cadres nationaux et européens structurent l'essentiel du financement du secteur. Comprendre leur architecture aide à situer tous les autres dispositifs, car beaucoup d'entre eux en découlent directement.
- France 2030 : plan d'investissement de l'État avec un volet souveraineté et transition alimentaire, décliné en appels à projets opérés par FranceAgriMer, Bpifrance et l'ADEME.
- FranceAgriMer : opérateur des appels à projets de soutien à l'aval des filières agricoles et agroalimentaires (structuration de filières, modernisation, transformation).
- L'ADEME : opérateur des aides à la transition énergétique et à la décarbonation des sites (Fonds Chaleur, décarbonation de l'industrie).
- Bpifrance : prêts, garanties, financement de la croissance et de l'export (assurance prospection, prêts à l'équipement).
- Les Régions et les fonds européens (FEDER, FEADER pour l'aval agricole) : le FEADER cofinance la transformation et la commercialisation des produits agricoles, avec des taux régionaux allant le plus souvent de 30 à 50 % selon les bonifications.
Ces grands dispositifs ne sont que le cadre : les aides précises mobilisables pour votre entreprise se déterminent par une étude d'éligibilité complète.
Les aides par filière agroalimentaire
Chaque filière agroalimentaire a ses équipements, ses contraintes réglementaires et ses dispositifs propres. Retrouvez ci-dessous nos pages dédiées, filière par filière, pour identifier les aides et les dépenses spécifiques à votre activité.
- Viandes et produits de la mer
- Produits laitiers et glaces
- Fruits, légumes et huiles
- Céréales, boulangerie et pâtisserie
- Produits sucrés et confiseries
- Plats préparés, sauces et diététiques
- Boissons alcoolisées
- Boissons non alcoolisées
- Alimentation animale
Votre activité relève aussi de l'industrie au sens large : voir également les aides publiques à l'industrie.
Quelle aide pour quel projet agroalimentaire ? Tableau de synthèse
| Votre projet | Dispositifs à étudier en priorité | Ordre de grandeur du soutien |
|---|---|---|
| Installer une ligne de production ou de conditionnement | FranceAgriMer, France 2030 alimentation, aides régionales | 20 à 40 % de l'investissement |
| Mettre aux normes, sécuriser l'hygiène et le froid | Aides FranceAgriMer, Régions, certification qualité, Prévention TPE | 20 à 40 % |
| Décarboner, réduire la facture énergétique | Fonds Chaleur ADEME, décarbonation de l'industrie (France 2030), CEE | 30 à 60 % selon le dispositif, plus la prime CEE |
| Structurer une filière, relocaliser une production | France 2030 souveraineté, appels à projets FranceAgriMer | Variable, sur appel à projets |
| Se développer à l'international | Assurance prospection Bpifrance, Business France, VIE | Prise en charge de 50 à 65 % des dépenses de prospection |
Tableau indicatif. Les dispositifs et montants cités sont des exemples ; seule une étude d'éligibilité complète établit la liste réellement mobilisable pour votre entreprise.
« Neuf entreprises agroalimentaires sur dix passent à côté d'aides auxquelles elles ont droit. Ce n'est pas un problème d'éligibilité, c'est un problème d'identification et de montage : la plupart des dirigeants ne savent pas que leur plan d'investissement contient déjà des dépenses qui déclenchent des aides. Notre métier, c'est de les qualifier, puis de défendre le dossier devant l'instructeur. »
Comment MAPi fait aboutir votre dossier d'aide agroalimentaire
MAPi, du groupe Infogreffe, n'est ni un annuaire d'aides, ni un cabinet de conseil classique. C'est une équipe d'experts en financement public, ingénieurs financement, anciens DAF et juristes, appuyée par une plateforme et des outils d'intelligence artificielle qui suivent 11 738 aides publiques, de l'échelle communale à l'échelle européenne, quand le recensement du Sénat de juillet 2025 en dénombrait plus de 2 200. La technologie élargit le champ de la veille ; ce sont les experts qui vérifient la pertinence de chaque piste et font aboutir le dossier.
- Diagnostic du projet : à partir de votre SIRET et de votre projet, nous identifions les aides réellement mobilisables selon votre filière, votre localisation, votre taille et votre calendrier.
- Qualification des dépenses éligibles : nous passons votre plan d'investissement au crible, poste par poste, pour construire l'assiette optimale. C'est souvent là que se joue l'essentiel du montant obtenu.
- Montage du dossier : un ingénieur en financement public dédié collecte les pièces, structure le plan de financement et rédige le dossier.
- Négociation avec les financeurs : nous échangeons directement avec les agents instructeurs (FranceAgriMer, Régions, ADEME, Bpifrance). C'est là que se joue notre taux de succès.
- Suivi jusqu'au versement : relances, compléments d'instruction, demandes de paiement.
À titre de repère, les aides à l'investissement couvrent généralement 20 à 40 % du projet, selon l'assiette éligible et les règles du dispositif. Cet ordre de grandeur n'est ni une promesse ni une garantie : il s'agit d'une estimation indicative après analyse des dépenses éligibles.
MAPi détecte les opportunités, vérifie leur pertinence et accompagne le dossier ; l'organisme instructeur demeure seul décisionnaire et l'obtention d'une aide n'est jamais garantie. Notre rémunération est au succès : un pourcentage des aides effectivement obtenues, et si aucune aide n'est obtenue, vous ne payez rien.
Testez votre projet agroalimentaire en 30 secondes
Complétez la phrase et le montant : le mini-diagnostic montre les premières typologies d'aides à explorer et un ordre de grandeur du potentiel.
Complétez la phrase et le montant pour révéler les typologies d'aides à explorer.
Votre projet révèle plusieurs pistes d'aides à explorer :
Mini-diagnostic à titre illustratif. Les typologies et montants affichés sont indicatifs et ne valent pas promesse d'obtention : les aides publiques ne sont jamais automatiques. Votre projet peut être éligible sous réserve des critères propres à chaque dispositif. Chaque dossier est qualifié par un expert en financement public MAPi, du groupe Infogreffe, avant tout dépôt. L'audit permet de vérifier les critères, le calendrier et les pièces utiles.
Questions fréquentes sur les aides publiques à l'agroalimentaire
Quelles sont les principales aides publiques pour une entreprise agroalimentaire en 2026 ?
Cinq familles principales : les aides à l'investissement et à l'équipement de production (FranceAgriMer, France 2030, Régions), les aides à la sécurité sanitaire et à la mise aux normes, les aides à la transition énergétique et à la décarbonation (Fonds Chaleur ADEME), les aides à la modernisation et à la structuration de filière, et les aides à l'export. Ces exemples ne sont pas exhaustifs : une étude d'éligibilité complète est nécessaire pour connaître les dispositifs mobilisables dans votre situation.
Quelles dépenses sont éligibles aux aides à l'agroalimentaire ?
Principalement les équipements de production et de conditionnement, les installations de froid et d'hygiène, les bâtiments et mises aux normes, les équipements de décarbonation et les études associées. Les taux d'intervention vont le plus souvent de 20 % à 50 % selon le dispositif, et peuvent atteindre 65 % pour l'assurance prospection à l'export.
Comment financer la mise aux normes sanitaire de mon atelier agroalimentaire ?
Plusieurs dispositifs de FranceAgriMer et des Régions peuvent cofinancer la modernisation sanitaire, la traçabilité et la certification qualité. Les aides financent plus facilement ce qui va au-delà de la conformité minimale. Une étude d'éligibilité précise les dispositifs applicables à votre atelier.
Peut-on cumuler plusieurs aides agroalimentaires ?
Oui, dans de nombreux cas : un projet peut par exemple combiner une aide FranceAgriMer à l'équipement, un soutien à la décarbonation ADEME et des aides à l'export. Le cumul est toutefois encadré par des règles et des plafonds européens d'aides d'État qu'il faut vérifier dispositif par dispositif, un point que sécurise l'étude d'éligibilité menée par MAPi.
Combien coûte l'accompagnement MAPi ?
La rémunération de MAPi, du groupe Infogreffe, est au succès : un pourcentage des aides effectivement obtenues. Si aucune aide n'est obtenue, vous ne payez rien.
Sources officielles et dates de vérification 17 dispositifs
Chaque taux et plafond de cette page a été relevé sur le site de l’organisme qui instruit ou finance le dispositif.
- Sénat, rapport n° 808 (2024-2025) : recensement des dispositifs d'aides publiques aux entreprisessenat.fr2 août 2026
- FranceAgriMer - Plan de structuration des filieres agricoles et agroalimentairesFranceAgriMer2 août 2026
- Region Ile-de-France - TP'upRégion Île-de-France2 août 2026
- Subvention Prévention des risques ergonomiques (Assurance Maladie - Risques professionnels)Assurance Maladie - Risques professionnels2 août 2026
- FEADER - Soutien aux investissements agricoles (Regions), volet transformation a la fermeRégion Île-de-France2 août 2026
- ADEME - Fonds Chaleur, recuperation de chaleur fataleADEME2 août 2026
- ADEME, Realisation d'installations de recuperation de chaleur fatale (Fonds Chaleur)ADEME2 août 2026
- Fonds Chaleur ADEME - réalisation d'installations de production de chaleur biomasse/boisADEME1 août 2026
- FranceAgriMer, appel a projets « Structuration de filieres » (edition AAP PAM 2026), volet depenses immateriellesFranceAgriMer2 août 2026
- Region Ile-de-France - PM'upRégion Île-de-France2 août 2026
- Prêt Équipement et Prêt Moyen ou Long Terme PREMO (Bpifrance)Bpifrance2 août 2026
- Assurance Maladie - Risques professionnels - Subventions Prevention TPEAssurance Maladie - Risques professionnels2 août 2026
- France 2030 / ADEME - Decarbonation de l'industrie (DECARB IND)ADEME2 août 2026
- Bpifrance - Assurance prospectionBpifrance2 août 2026
- Tableau de synthese, ligne « Decarboner, reduire la facture energetique » : Fonds Chaleur ADEME, decarbonation de l'industrie (France 2030, DECARB IND) et CEEADEME2 août 2026
- Assurance Prospection (Bpifrance Assurance Export)Bpifrance1 août 2026
- Prêt Équipement (Bpifrance)Bpifrance1 août 2026
Données MAPi :
- Statistique interne MAPi : nombre d'aides publiques suivies par la plateforme1 août 2026
- Aides regionales a la certification et a la qualite (conseil prealable a une certification IFS, BRC, labels)2 août 2026
- Repere redactionnel - tableau de synthese, ligne « Mettre aux normes, securiser l'hygiene et le froid »2 août 2026
- Statistique interne MAPi (nombre d'aides publiques suivies)1 août 2026
- Repère rédactionnel sur le taux de couverture des aides à l'investissement2 août 2026
- Repere redactionnel - simulateur de potentiel d'aides2 août 2026
Réalisez le diagnostic gratuit de votre projet agroalimentaire
En partant de votre projet et de votre plan d'investissement, un expert MAPi identifie les aides mobilisables et les dépenses finançables, puis vous en présente le potentiel. Sans engagement, et sans frais tant qu'aucune aide n'est obtenue.
Réaliser mon diagnostic projet gratuit
Vous préférez explorer par vous-même ? Testez notre simulateur d'aides ou découvrez des dépenses éligibles adaptées à votre profil.





