Cette page s'adresse aux exploitations agricoles, c'est-à-dire aux entreprises dont l'activité première est la production : élevage, grandes cultures, maraîchage, viticulture, arboriculture. Les projets d'industrie agroalimentaire, qui transforment à l'échelle industrielle des matières premières agricoles, relèvent d'autres guichets et sont traités dans la page consacrée aux aides publiques à l'industrie. Elle passe en revue, famille d'aides par famille d'aides, les dispositifs mobilisables par une exploitation et les dépenses qu'ils financent.
Pourquoi les aides publiques sont un levier décisif pour les exploitations agricoles
L'agriculture française est l'un des secteurs les plus soutenus par la puissance publique. Entre la Politique agricole commune, les fonds européens de développement rural, les guichets nationaux et les dispositifs propres à chaque Région, un exploitant peut solliciter des dizaines de dispositifs différents au cours de la vie de sa ferme. Cette abondance est une chance, mais elle est aussi la source d'un paradoxe bien connu du monde agricole : une part importante des aides mobilisables ne sont jamais demandées.
La raison n'est presque jamais un problème d'éligibilité. Un éleveur qui construit un nouveau bâtiment, un maraîcher qui installe des serres, un céréalier qui investit dans du matériel de précision : tous ont, dans leur projet, des dépenses susceptibles de déclencher une aide. Le vrai obstacle est ailleurs. Les dispositifs sont dispersés, leurs calendriers d'appels à projets changent chaque année, et les critères réels d'attribution ne se lisent pas toujours dans les textes. Beaucoup d'exploitants renoncent, ou déposent trop tard, ou sous-estiment l'assiette finançable.
Reste que chaque exploitation est un cas particulier. Les dispositifs présentés dans cette page sont des exemples représentatifs, mais leur accès dépend de votre production, de votre localisation, de votre statut et de la programmation en cours. Votre projet peut être éligible sous réserve des critères propres à chaque dispositif : seule une étude d'éligibilité complète permet d'établir la liste réellement mobilisable pour votre exploitation.
Ce que vous pouvez financer : les dépenses éligibles d'une exploitation agricole
Avant de parler des aides, il faut partir de la bonne question. Une aide publique ne finance pas « un projet agricole » en général : elle finance des dépenses précises, poste par poste. Un même investissement peut d'ailleurs relever de plusieurs dispositifs à la fois, selon qu'il s'agit d'un bâtiment, d'un équipement ou d'une étude. Le point de départ le plus efficace n'est donc pas la liste des aides, mais la liste de ce que vous comptez acheter, construire ou planter.
Voici les principaux investissements d'une exploitation agricole qui peuvent déclencher une ou plusieurs aides publiques.
Bâtiments et installations
- Bâtiment d'élevage : construction, extension, rénovation, mise aux normes
- Hangar de stockage, silo, séchoir à grains ou à fourrage
- Serres, tunnels et abris maraîchers
- Salle de traite, laiterie, fumière, fosse à lisier
- Local de transformation, laboratoire, chambre froide
- Point de vente à la ferme
Matériel et équipements
- Robot de traite, distributeur automatique d'aliments
- Matériel d'irrigation économe : goutte-à-goutte, pilotage connecté, récupération d'eau
- Bineuse, herse étrille, matériel de désherbage mécanique
- Pulvérisateur de précision, matériel de réduction des produits phytosanitaires
- Capteurs, stations météo connectées, outils d'aide à la décision
- Filets anti-grêle, tours antigel, systèmes d'aspersion
- Matériel de contention, d'alimentation et d'abreuvement du troupeau
Plantations et aménagements
- Plantation ou restructuration de vergers et de vignes
- Haies, agroforesterie, aménagements parcellaires
Énergie
- Unité de méthanisation, chaudière biomasse
- Récupérateur de chaleur (bloc de traite, serres)
- Isolation des bâtiments, éclairage LED, ventilation performante
Études et prestations
- Diagnostic d'exploitation, étude de faisabilité, conseil stratégique
- Certification agriculture biologique, HVE et autres labels
- Accompagnement à l'installation ou à la transmission
Le tableau ci-dessous relie les dépenses concrètes d'une exploitation aux dispositifs qui les financent, avec le taux d'intervention affiché par chaque financeur. Ces taux et plafonds varient selon votre Région, la programmation en cours et votre profil.
| Dépense concrète | Taux d'intervention | Dispositif |
|---|---|---|
| Bâtiment d'élevage : construction, extension, rénovation, équipements (salle de traite, robot, contention) | 40 % du montant éligible (filière élevage), avec des majorations jeune agriculteur (de +5 à +20 points selon la Région) et montagne (+5 % à +10 %) | PCAE modernisation des élevages (FEADER, géré par les Régions) |
| Matériel et outils numériques réduisant les intrants (désherbage mécanique, pilotage, agriculture de précision) en maraîchage, arboriculture, plantes à parfum et médicinales | 30 % des dépenses éligibles, +10 % si l'exploitation est en agriculture biologique ; plafond de dépenses 50 000 € HT | PCAE Plan Végétal Environnement (FEADER, Régions) |
| Équipements de protection contre le gel et la grêle : tours antigel, aspersion, filets paragrêle, capteurs de détection | 30 % des dépenses éligibles ; plafond 40 000 € HT, relevé à 50 000 € HT avec tour antigel fixe | PCAE Protection des cultures contre le gel et la grêle (FEADER, Régions) Dispositif clôturé. Aucun dispositif de remplacement identifié à ce jour. |
| Infrastructures d'irrigation individuelles ou collectives, études hydrauliques préalables | Jusqu'à 65 % pour un projet individuel et jusqu'à 100 % pour les études collectives, avec une modulation de +25 points au titre de la transition agroécologique | Aide FEADER à l'irrigation agricole (Régions, exemple de la Nouvelle-Aquitaine) |
| Plantation ou renouvellement de vergers (exemple : fruits à cidre) | Forfait de 1 514 € par hectare, sous réserve d'atteindre au moins 4 hectares de vergers après plantation | FranceAgriMer, aide à la plantation de vergers |
| Local de transformation, stockage et conditionnement, équipements de commercialisation, études | 20 % de base, jusqu'à 40 % avec bonifications (zone, projet collectif, filière en crise) | Aide FEADER à la transformation et à la commercialisation de produits agricoles (Régions) |
| Modernisation des outils de transformation et de conditionnement (efficacité énergétique, réduction de l'eau, valorisation des déchets) | Selon le dispositif et l'appel à projets en cours | FranceAgriMer, volet transformation et commercialisation (dont France 2030) |
| Chaufferie biomasse, plateforme de bois-énergie, séchage à énergie renouvelable | 45 % à 65 % selon le statut du porteur de projet, avec une aide au dimensionnement | ADEME, Fonds Chaleur, volet équipements bois-énergie |
| Unité de méthanisation valorisant les effluents d'élevage | Aide forfaitaire de l'ordre de 45 €/MWh pour l'injection, plafonnée à 700 000 €, complétée par le tarif d'achat garanti de l'énergie | ADEME, aide à la méthanisation, et mécanismes d'obligation d'achat |
| Conversion et maintien en agriculture biologique (engagement pluriannuel) | Aide surfacique, par exemple 350 €/ha/an pour les cultures annuelles ; complétée d'un crédit d'impôt bio de 4 500 €, le cumul avec l'aide bio de la PAC étant plafonné à 5 000 €/an | Aide à la conversion à l'agriculture biologique (CAB, FEADER) et crédit d'impôt en faveur de l'agriculture biologique |
Ce tableau réunit des dispositifs réels et les taux publiés par leurs financeurs, à titre d'exemple. Les taux et plafonds exacts dépendent de votre Région, de votre production, de votre statut et de la programmation en cours : votre projet peut être éligible sous réserve des critères, et seule une étude d'éligibilité complète établit la liste réellement mobilisable et les taux applicables à votre exploitation.
Votre projet contient probablement plusieurs de ces postes. Pour savoir lesquels sont réellement mobilisables, faites analyser votre projet par un expert. Réaliser mon diagnostic projet gratuit. Anticiper les dépenses éligibles avant d'acheter change souvent le montant obtenu : découvrez des dépenses éligibles adaptées à votre profil.
Les aides à l'installation et à la transmission des exploitations agricoles
Le renouvellement des générations est l'un des grands défis de l'agriculture française. Selon le recensement agricole 2020, la moitié des exploitations sont dirigées par au moins un exploitant de 55 ans ou plus, qui a déjà atteint l'âge légal de la retraite ou l'atteindra d'ici 2030, et chaque ferme qui ne trouve pas de repreneur, c'est du foncier, des savoir-faire et de la production qui disparaissent. Les pouvoirs publics en ont fait une priorité, ce qui explique que les dispositifs d'installation figurent parmi les mieux dotés du secteur.
Concrètement, un porteur de projet peut combiner une aide nationale en capital, des compléments régionaux et des solutions de financement de la trésorerie de démarrage. Côté cédant, des dispositifs facilitent la transmission progressive et l'accompagnement du repreneur. L'enjeu est moins de trouver une aide que de les articuler dans le bon ordre, car certaines conditionnent l'accès aux autres.
- La Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA) : aide en capital pour les porteurs de projet de 18 à moins de 40 ans, modulée selon la zone (plaine, défavorisée, montagne) et le plan d'entreprise. Le montant est fixé par chaque Région : il s'échelonne le plus souvent de 12 000 € à environ 60 000 € selon les majorations, la réglementation européenne le plafonnant à 100 000 €.
- Les aides régionales à l'installation : la plupart des Régions complètent la DJA et proposent, selon votre Région, des dispositifs propres, y compris pour certaines installations après 40 ans.
- Les aides à la transmission : diagnostics d'exploitation, accompagnement du cédant et dispositifs facilitant la reprise progressive, portés notamment par le réseau France Services Agriculture et les Régions.
- Les prêts d'honneur et les garanties bancaires, qui facilitent l'accès au crédit d'installation, selon votre Région et les réseaux d'accompagnement.
Ces dispositifs ne sont que quelques exemples : seule une étude d'éligibilité complète permet d'identifier les aides réellement mobilisables pour votre projet d'installation.
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Les aides à la modernisation et à l'achat de matériel agricole
C'est la famille d'aides la plus mobilisée par les exploitations en activité, et celle où la façon de présenter son projet change le plus le montant obtenu. La logique est simple : les financeurs ne subventionnent pas le renouvellement à l'identique, mais le progrès. Un investissement qui améliore les conditions de travail, réduit l'usage de l'eau ou des intrants, ou renforce la résilience face au climat, sera bien mieux accompagné qu'un simple remplacement de matériel.
Ces aides sont pour l'essentiel portées par le FEADER et gérées par les Régions, complétées par des guichets nationaux comme ceux de FranceAgriMer. Pour la filière élevage, le taux d'aide publique de base du PCAE se situe le plus souvent entre 30 % et 40 % des dépenses éligibles selon la Région, avec des majorations pour les jeunes agriculteurs (+10 %), les zones de montagne (+5 % à +10 %), les projets collectifs en CUMA ou les exploitations en agriculture biologique. Selon la nature de l'investissement et la Région, les taux constatés se situent le plus souvent entre 20 % et 40 %.
- Les aides FEADER à l'investissement, gérées par les Régions dans le cadre du PCAE : bâtiments d'élevage, serres, matériel de production, irrigation.
- Les guichets FranceAgriMer, notamment dans le cadre de France 2030 : protection contre les aléas climatiques (gel, grêle), équipements de réduction des produits phytosanitaires.
- Les aides à l'agriculture de précision : capteurs, outils d'aide à la décision, robotique, selon les dispositifs régionaux et les appels à projets ouverts.
Cette liste n'est pas exhaustive et varie fortement selon les Régions : une étude d'éligibilité complète reste nécessaire pour connaître les aides et les taux applicables à votre exploitation.
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Les aides à la transition agroécologique et à l'agriculture biologique
La transition environnementale est le champ d'aides qui évolue le plus vite. Sous la pression des attentes sociétales et des objectifs européens, de nouveaux dispositifs apparaissent régulièrement pour accompagner les exploitations qui font évoluer leurs pratiques. Ils prennent deux formes très différentes, qu'il faut bien distinguer.
D'un côté, des aides à l'investissement financent le matériel qui permet de réduire les intrants ou de mieux gérer l'eau. De l'autre, des aides surfaciques et des crédits d'impôt rémunèrent l'engagement dans la durée : conversion au bio, maintien de pratiques favorables aux sols, à l'eau et à la biodiversité. Ces soutiens se comptent alors en euros par hectare et par an, et non en pourcentage d'un achat.
- L'aide à la conversion à l'agriculture biologique (CAB), aide surfacique du FEADER versée pendant la période de conversion, par exemple 350 € par hectare et par an pour les cultures annuelles.
- Le crédit d'impôt en faveur de l'agriculture biologique : 4 500 € par an, le cumul avec l'aide bio de la PAC étant plafonné à 5 000 € par an.
- Les MAEC (mesures agroenvironnementales et climatiques) : rémunération à l'hectare des pratiques favorables à l'eau, aux sols et à la biodiversité, financées par le FEADER.
- L'écorégime de la PAC, qui valorise l'agriculture biologique, la certification HVE ou le label bas-carbone, et le Fonds Avenir Bio pour la structuration des filières.
Là encore, ces exemples doivent être confirmés par une étude d'éligibilité, seule à même de lister les dispositifs mobilisables selon vos cultures et votre territoire.
Les aides à la diversification : transformation à la ferme, circuits courts, agritourisme
Diversifier ses débouchés est devenu une stratégie de résilience pour de nombreuses exploitations. Transformer sa production, la vendre en direct ou accueillir du public permet de capter davantage de valeur et de lisser les revenus face à la volatilité des prix agricoles. Ces projets sortent toutefois du champ strictement agricole, ce qui les rend éligibles à des dispositifs souvent méconnus, dispersés entre le FEADER, le programme européen LEADER et les aides régionales.
La difficulté est justement là : ces financements ne se trouvent pas au même guichet que les aides à la production. Un atelier de découpe, un magasin de producteurs ou un gîte à la ferme relèvent parfois de la politique de développement rural, parfois du tourisme, parfois de l'économie de proximité. Bien orienter le dossier dès le départ est déterminant.
- L'aide FEADER à la transformation et à la commercialisation, gérée par les Régions : local de transformation, stockage et conditionnement, équipements de commercialisation, avec un taux de 20 % de base pouvant atteindre 40 % avec bonifications.
- Le programme européen LEADER, qui finance des projets de développement local portés par les groupes d'action locale, selon la stratégie de votre territoire.
- Les aides régionales au tourisme rural, aux circuits courts et à l'économie de proximité, dont l'éligibilité dépend du guichet saisi.
Les dispositifs évoqués ne sont que des exemples : une étude d'éligibilité complète est indispensable pour identifier ceux réellement ouverts à votre projet de diversification.
Les aides à l'énergie et à la décarbonation des exploitations
L'énergie occupe une place particulière dans l'économie d'une ferme, parce qu'elle est à la fois un poste de charges et une source potentielle de revenus. Réduire sa consommation, produire de la chaleur renouvelable ou valoriser ses effluents en biogaz peut transformer durablement le résultat de l'exploitation. Encore faut-il comprendre une distinction essentielle avant de se lancer.
Certains projets sont soutenus par une subvention à l'investissement, comme une chaudière biomasse ou une étude de faisabilité. D'autres, comme la méthanisation ou le photovoltaïque, sont d'abord soutenus par un tarif d'achat garanti de l'énergie produite, plutôt que par une aide en capital. Confondre les deux logiques conduit souvent à mal calibrer son plan de financement.
- Le Fonds Chaleur de l'ADEME pour la chaleur renouvelable (chaufferie biomasse, plateforme bois-énergie, séchage), avec un soutien de l'ordre de 45 % à 65 % selon le statut du porteur de projet.
- L'aide de l'ADEME à la méthanisation : aide forfaitaire de l'ordre de 45 €/MWh pour l'injection, plafonnée à 700 000 €.
- Les mécanismes d'obligation d'achat de l'électricité et du biométhane, qui sécurisent le modèle économique du projet dans la durée.
- Les aides régionales à l'efficacité énergétique des bâtiments agricoles et aux études préalables, selon votre Région.
Comme pour les autres familles, ces dispositifs sont donnés à titre d'exemple et doivent être validés par une étude d'éligibilité complète.
La PAC et les grands financements européens et nationaux
Au-dessus des aides ciblées, la Politique agricole commune constitue le socle du financement de l'agriculture française, avec environ 9 milliards d'euros par an pour la France, soit plus de 45 milliards d'euros de crédits européens sur la programmation 2023-2027. Comprendre son architecture aide à situer tous les autres dispositifs, car beaucoup d'entre eux en découlent directement.
- Le 1er pilier de la PAC : paiements découplés à l'hectare et écorégime, qui valorise l'agriculture biologique, la certification HVE et le label bas-carbone.
- Le 2e pilier (FEADER) : développement rural, investissement, installation, MAEC ; doté d'environ 10 milliards d'euros sur 2023-2027 et géré en partie par les Régions.
- France 2030 : volet souveraineté alimentaire et transition des filières agricoles, par exemple l'appel à projets « Résilience et Capacités Agroalimentaires 2030 », porté par FranceAgriMer et Bpifrance.
- Les garanties et prêts Bpifrance pour compléter le plan de financement.
Ces grands dispositifs ne sont que le cadre : les aides précises mobilisables pour votre exploitation se déterminent par une étude d'éligibilité complète.
Quelle aide pour quel projet agricole ? Tableau de synthèse
| Votre projet | Dispositifs à étudier en priorité | Ordre de grandeur du soutien |
|---|---|---|
| S'installer ou reprendre une exploitation | DJA, aides régionales à l'installation, prêts d'honneur | Dotation modulée par Région, le plus souvent de 12 000 à 56 000 € selon la zone et les majorations, la réglementation européenne plafonnant à 100 000 € par bénéficiaire l'ensemble des aides à l'installation |
| Construire ou rénover un bâtiment d'élevage | PCAE et FEADER investissement (Régions) | Taux d'aide publique de l'ordre de 40 % du montant éligible en filière élevage selon la Région, plus majorations |
| Acheter du matériel de précision ou de réduction des intrants | Guichets FranceAgriMer, FEADER | 20 à 40 % |
| Passer en bio, réduire les intrants | CAB, MAEC, écorégime, crédit d'impôt bio | Euros par hectare et par an (exemple : 350 €/ha), plus crédit d'impôt bio de 4 500 € |
| Diversifier (transformation, vente directe, agritourisme) | FEADER, LEADER, aides régionales | 20 à 40 % |
| Produire de l'énergie, décarboner | ADEME, Fonds Chaleur, tarifs d'achat garantis | 45 à 65 % pour la biomasse selon le porteur, plus tarifs garantis |
Tableau indicatif. Les dispositifs et montants cités sont des exemples, susceptibles de varier selon votre Région et la programmation en cours ; seule une étude d'éligibilité complète établit la liste réellement mobilisable pour votre exploitation.
« Neuf entreprises sur dix passent à côté d'aides auxquelles elles ont droit, et les agriculteurs n'y font pas exception. Ce n'est pas un problème d'éligibilité, c'est un problème d'identification et de montage : la plupart des exploitants ne savent pas que leur plan d'investissement contient déjà des dépenses qui déclenchent des aides. Notre métier, c'est de les qualifier, puis de défendre le dossier devant l'instructeur. »
Comment MAPi fait aboutir votre dossier d'aide agricole
MAPi, du groupe Infogreffe, n'est ni un annuaire d'aides, ni un cabinet de conseil classique. C'est une équipe d'experts en financement public, ingénieurs financement, anciens DAF et juristes, appuyée par une plateforme qui suit 11 738 aides publiques, de l'échelle communale à l'échelle européenne, quand le recensement du Sénat de juillet 2025 en dénombrait plus de 2 200. La technologie élargit le champ de la veille ; ce sont les experts qui vérifient la pertinence des opportunités et font aboutir le dossier.
- Diagnostic du projet : à partir de votre SIRET et de votre projet, nous identifions les aides réellement mobilisables selon votre production, votre localisation, votre statut et votre calendrier.
- Qualification des dépenses éligibles : nous passons votre plan d'investissement au crible, poste par poste, pour construire l'assiette optimale. C'est souvent là que se joue l'essentiel du montant obtenu.
- Montage du dossier : un ingénieur en financement public dédié collecte les pièces, structure le plan de financement et rédige le dossier.
- Négociation avec les financeurs : nous échangeons directement avec les agents instructeurs (Régions, FranceAgriMer, ADEME, Bpifrance). C'est là que se joue notre taux de succès.
- Suivi jusqu'au versement : relances, compléments d'instruction, demandes de paiement.
À titre de repère, les aides à l'investissement couvrent généralement 20 à 40 % du projet, selon l'assiette éligible et les règles du dispositif. Cet ordre de grandeur n'est ni une promesse ni une garantie : il s'agit d'une estimation indicative après analyse des dépenses éligibles.
L'obtention d'une aide n'est jamais garantie. MAPi détecte les opportunités, vérifie leur pertinence et accompagne le dossier ; l'organisme instructeur demeure seul décisionnaire. Notre rémunération est au succès, sous forme d'un pourcentage des aides effectivement obtenues, et si aucune aide n'est obtenue, vous ne payez rien.
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Questions fréquentes sur les aides aux agriculteurs
Quelles sont les principales aides publiques pour un agriculteur en 2026 ?
Quatre familles principales : les aides à l'installation et à la transmission (DJA et compléments régionaux), les aides à l'investissement et à la modernisation (FEADER, FranceAgriMer), les soutiens de la PAC (paiements découplés, écorégime, MAEC) et les aides à la transition écologique et énergétique (agriculture biologique, ADEME). Ces exemples ne sont pas exhaustifs : une étude d'éligibilité complète est nécessaire pour connaître les dispositifs mobilisables dans votre situation.
Quelles dépenses sont éligibles aux aides agricoles ?
Principalement les investissements matériels (bâtiments, serres, équipements, irrigation, plantations), les études et prestations de conseil, et certains engagements de pratiques (agriculture biologique, MAEC). Les taux d'intervention vont le plus souvent de 20 % à 40 % des dépenses hors taxes, avec des majorations jeune agriculteur, montagne ou projet collectif. Le matériel roulant standard, comme un tracteur ou un camion, est en revanche généralement exclu ou plafonné, de même que le simple renouvellement à l'identique.
Quel est le montant de la Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA) ?
Le montant de la DJA est fixé par chaque Région et varie selon la zone (plaine, défavorisée, montagne) et le projet : les barèmes régionaux se situent le plus souvent entre 12 000 € et 45 000 €, majorations comprises, la DJA moyenne s'établissant autour de 32 000 €. Le plafond de 100 000 € souvent cité est celui du règlement européen sur les aides à l'installation, tous financeurs confondus, et non celui de la DJA seule. Elle est réservée aux porteurs de projet de 18 à moins de 40 ans, titulaires d'un diplôme agricole de niveau IV au minimum. Le montant réellement applicable dépend du barème de votre Région et de votre plan d'entreprise.
Peut-on cumuler plusieurs aides agricoles ?
Oui, dans la plupart des cas : une installation peut par exemple combiner DJA, aide régionale et aide à l'investissement FEADER. Le cumul est toutefois encadré par des règles et des plafonds européens qu'il faut vérifier dispositif par dispositif, un point que sécurise l'étude d'éligibilité menée par MAPi.
Combien coûte l'accompagnement MAPi ?
La rémunération de MAPi, du groupe Infogreffe, est au succès : un pourcentage des aides effectivement obtenues. Si aucune aide n'est obtenue, vous ne payez rien.
Sources officielles et dates de vérification 12 dispositifs
Chaque taux et plafond de cette page a été relevé sur le site de l’organisme qui instruit ou finance le dispositif.
- Sénat, rapport n° 808 (2024-2025) : recensement des dispositifs d'aides publiques aux entreprisessenat.fr2 août 2026
- PCAE Protection des cultures contre le gel et la grele (FEADER, Region Nouvelle-Aquitaine)Région Nouvelle-Aquitaine1 août 2026
- ADEME, Fonds Chaleur (realisation d'installations de production de chaleur biomasse ou bois)ADEME1 août 2026
- Crédit d'impôt en faveur de l'agriculture biologique (CGI, art. 244 quater L)BOFiP - Direction générale des finances publiques1 août 2026
- Aide à la conversion à l'agriculture biologique (CAB), PAC 2023-2027, 2e pilier / FEADERloire.gouv.fr1 août 2026
- Credit d'impot en faveur de l'agriculture biologique (article 244 quater L du CGI)BOFiP - Direction générale des finances publiques1 août 2026
- FEADER - Aide aux investissements dans la transformation et la commercialisation de produits agricoles (intervention 73.03, gérée par les Régions)Région Pays de la Loire1 août 2026
- Fonds Chaleur ADEME - réalisation d'installations de production de chaleur biomasse/boisADEME1 août 2026
- Politique agricole commune, programmation et Plan strategique national francaiseurope-en-france.gouv.fr1 août 2026
- Politique agricole commune, Plan stratégique national françaisMinistère de l’Agriculture1 août 2026
- FEADER, 2e pilier de la PAC, programmation 2023-2027 pour la France (Plan strategique national)europe-en-france.gouv.fr1 août 2026
- CAB - Aide à la conversion à l'agriculture biologique (PSN PAC 2023-2027, aide surfacique au développement rural)Ministère de l’Agriculture1 août 2026
Données MAPi :
- Statistique interne MAPi : nombre d'aides publiques suivies par la plateforme1 août 2026
- Constat d'expérience MAPi cité en encadré (hors dispositif de financement)1 août 2026
- Repère rédactionnel : fourchette des taux d'intervention des aides agricoles à l'investissement (réponse FAQ « Quelles dépenses sont éligibles aux aides agricoles ? »)1 août 2026
- Hypothese de calcul du simulateur MAPi : taux d'intervention retenu pour estimer un potentiel d'aides sur un projet agricole1 août 2026
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