A qui s’adresse le dispositif ?
Entreprises éligibles
Peuvent bénéficier de la réduction d'impôt, les personne physiques (entreprises individuelles ou particuliers) domiciliées fiscalement en France, qui prennent l'engagement de conserver les titres reçus en échange de la souscription (parts sociales ou actions) pendant 5 ans.
La réduction d'impôt bénéficie notamment aux créateurs d'entreprise qui apportent les fonds de leur propre société. Les augmentations de capital sont également concernées par le dispositif, mais à la condition qu'il s'agisse de nouveaux associés ou actionnaires.
Critères d’éligibilité
Les conditions à remplir par la société bénéficiant de la souscription :
- être une PME (employer moins de 250 salariés et réaliser un CA annuel HT < à 50 M€ ou avoir un total de bilan < à 43 M€,
- exercer une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale, agricole,
- exercer son activité depuis moins de 10 ans après son enregistrement ou moins de 7 ans à compter de la date d'ouverture de l'exercice au cours duquel le CA de l'entreprise excède pour la première fois le seuil de 250 000 €,
- être soumise à l'impôt sur les sociétés,
- avoir son siège social en France ou un autre État membre de l'Union Européenne, ou un autre État de l'Espace Économique Européen,
- employer au moins 2 salariés à la date de clôture de l'exercice qui suit la souscription ou au moins 1 salarié dans le cas d'une entreprise artisanale,
- ne pas posséder d'actifs constitués de façon prépondérante (c'est-à-dire plus de 50%) de métaux précieux, d’œuvre d'art, d'objets de collection, d'antiquités, de chevaux de course et de concours, de vins ou d'alcools (sauf si l'objet même de l'activité consiste en la consommation ou en la vente au détail de vins et d'alcools),
- ne pas être qualifiée d'entreprise en difficulté. Concrètement, l'entreprise ne doit pas avoir perdu plus de la moitié de son capital social ou faire l'objet d'une procédure collective (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire),
- ne pas être admise sur un marché réglementé (c'est-à-dire non cotée en bourse).
Les conditions liées à la souscription :
- être réalisée en numéraire (dépôt d'une somme d'argent),
- être réalisée soit lors de la constitution de la société, soit lors d'une augmentation de capital à condition qu'il s'agisse de nouveaux associés ou actionnaires,
- conférer uniquement les droits attachés à la qualité d'actionnaire ou d'associé et ne pas offrir de contrepartie (tarifs préférentiels ou accès prioritaire aux biens produits ou aux services rendus par la société par exemple),
- n'apporter aucun accord de garantie en capital à ses associés ou actionnaires en contrepartie de leur souscription. Cette condition doit être satisfaite à la date de la souscription et de manière continue jusqu'à la fin de la 5e année qui suit celle de cette souscription,
- ne pas être réalisée après un remboursement d'apports en faveur du souscripteur effectué dans les 12 mois précédents par la société
Le montant total des versements reçus par la société bénéficiaire ne doit pas excéder 16,5 M€.
Cette disposition s'applique aux souscriptions en numéraire au capital de PME, quelle qu'en soit la forme, investissements directs, indirects ou intermédiés via des fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI) ou des fonds d'investissement de proximité (FIP) ainsi qu'aux souscriptions au capital des ESUS.
Quelles sont les particularités ?
Une avance en compte courant (prêt d'un associé consenti à la société) n'ouvre pas droit à la réduction d'impôt.
Entreprises inéligibles
Ne sont pas éligibles :
- les activités financières,
- les activités de gestion de patrimoine mobilier,
- les activités procurant des revenus garantis en raison de l'existence d'un tarif réglementé de rachat de la production,
- les activités immobilières, y compris les activités de construction d'immeubles en vue de leur vente ou de leur location.